Quelle est la différence entre un fait et une conséquence ?

Afin de répondre à cette question, il est important de connaître la différence entre un fait et une conséquence.
Selon moi, un fait désigne un élément chiffré non discutable, une constatation neutre.

Une conséquence est un effet secondaire « émotionnel », « relationnel », « intuitif » des faits chiffrés, qui n’est pas encore quantifiable.
Une conséquence reflète la charge émotionnelle liée à un fait et recourt au sens d’urgence, ou degré d’urgence.

En d’autres termes :
Un fait désigne un chiffre, alors qu’une conséquence est une émotion (un fait au niveau intérieur).
Or, des chiffres sans émotions ne suffisent pas à créer une plate-forme animée. Par ceci, j’entends que des chiffres, sans émotions, ne contraignent pas une entreprise à changer. En d’autres termes, les faits sans conséquences ne forcent pas une entreprise à changer.
Si une certaine décision prise au sein d’une organisation entraîne des conséquences négatives, il est tout à fait normal d’affirmer que cette décision est « inacceptable ».

En revanche, contester un fait semble assez autoritaire :
« c’est inacceptable ».

Les ICP suivants sont appliqués au sein d’une entreprise : 4 plaintes sur 10 sont inacceptables ! Il s’agit d’un fait.
Toutefois, il est beaucoup plus important de savoir pourquoi 4 plaintes sur 10 sont inacceptables.

En effet, étant donné que 4 plaintes sur 10 ont pour conséquence que les clients s’adressent à la concurrence, il est facile d’affirmer qu’il s’agit vraiment d’un problème et que c’est donc inacceptable.
En outre, nous pourrions également compter le nombre de clients qui passent réellement à la concurrence. Dans ce cas, cela devient un fait de second rang et il est encore plus facile d’affirmer que c’est inacceptable. En ce sens, une conséquence est un fait de second rang.

Voici un exemple :

Seul un pollueur sur 10 a pu être tracé dans l’administration des eaux de la province X. Conséquence : les pollueurs ne doivent pas payer et peuvent continuer à polluer, ce qui est qualifié d’élément « immoral », une émotion.
C’est peut-être aussi la plus grande différence entre un fait et une conséquence :
il est difficile d’affirmer qu’un fait est inacceptable, alors que c’est beaucoup plus facile pour une conséquence.
Il est donc important pour les entreprises d’analyser les conséquences des faits. Ce n’est que lorsque vous aurez une idée claire des conséquences que vous pourrez décider si un fait est inacceptable.Cela signifie que les faits et les conséquences sont inexorablement liés.

Pour qu’une conséquence soit crédible, il est primordial que le lien causal avec le fait ne soit pas remis en question.
Quand les conséquences sont-elles moins nécessaires, voire superflues ?
Des faits extrêmement pertinents d’un point de vue social rendent les conséquences superflues.

Certains faits sont si solides et convaincants en soi qu’il est inutile d’en tirer une conclusion : des conséquences extrêmes (nombre de morts, de blessés, de faillites, de maladies, de dépressions,…) sont assez persuasives en soi, sans conséquences.

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